En ce jour de l'ascension, il faut croire que le vent et les nuages gris ont découragé tous mes équipiers. Je me suis retrouvé tristement seul ce matin à 7h30au carrefour de Dromel. Pas grave... un petit contre-la-montre individuel me permet d'arriver avant 8h à Casto pour partir avec un des pelotons habituels. En l'occurence, c'est avec une dizaine de gars de la PSCV que je suis parti en direction d'Aubagne.
Permettez moi maintenant une petite parenthèse littéraire, où je vais vous citer quelques vers de Corneille:

''Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, Les plus épouvantés reprenaient de courage !''

Quel rapport avec la ballade me direz-vous? Ben le voila le rapport : nous partimes une dizaine, mais par un prompt renfort, nous nous vimes une bonne centaine à l'approche de Beaudinard, tant, à nous voir rouler ainsi contre le vent, ceux que l'on croisait (ou rattrappait) reprenaient... heu... le courage de se glisser dans les roues.
En général, à Beaudinard, ça flingue et tout explose. Là, coup de bol, les "excités" devaient être fatigués, c'est donc un peloton groupé qui a roulé jusqu'à St Zacharie à une vitesse soutenue. Evidemment, dans la Sambuc tout a explosé. Je me suis retrouvé avec un groupe de mon niveau, composé de... pépés et de grassouillets :-) On a les rivaux que l'on mérite, hein?
Bref, arrivée au rd point, nous décidons avec une dizaine de gars de faire le tour de Nans. Je m'arrête remplir une gourde en leur disant "ne m'attendez pas, je vous rattrappe". Oui, je les ai rattrappés. 10 bornes plus tard, sur le chemin du retour,à St Zach :-( Et cramé pour la suite du parcours, je suis resté dans les roues comme un pleutre.
Au chaud à l'arrière, mon petit train file à plus de 40 à l'heure vers la maison, sous l'impulsion d'un triathlète monstrueux de puissance, qui devait s'entrainer au "record de l'heure contre le vent". Au niveau de Beaudinard je me suis essayé à prendre qq relais par politesse... mais comme 44 km/h ça devait pas lui suffire, il a repris sa place de locomtive. Beurk, c'est écoeurant ces mecs là :p
Le p'tit groupe arrive a Casto legerement amaigri (qq gars ont sauté sous les relais supersoniques du cycliste qui valait 3 milliards) et se sépare. Je rentre alors à la maison à un rythme qui me permet de maintenir ma flatteuse moyenne de 31 km/h pour une sortie de 88 km.
Apres ça, il me reste vendredi et samedi pour surcompenser et... dimanche je vais tous vous POURRRRRRRRRRRRIIIIIIIR :-D