Ce matin, c'était LE grand jour, la grande cyclosportive "à domicile". Alors pas question d'être en retard. Rdv à 7h00 à l'obélisque... pour une fois j'étais même en avance. Là, je trouve la famille Pons (Christophe et son papa... approximativement 3m80 à eux deux) en train de finir son petit dej. Steph nous rejoint, suvi d'yavn et JP.
Cap sur le lieu de départ, cette années DANS le campus de Luminy... là où j'ai fait il y a qq années mes études de maths. Que de souvenirs. Christophe et son pè_re on des dossards prioritaires (comme Véro et Robert d'ailleurs) et rejoingnent le départ "privilégié" alors que Steph, Yvan, JP et moi nous retrouvons dans le troupeau. Quand le départ fictif est donné, nous partons tranquillement vers Vaufrèges pour le départ réel, lancé, cette année. Trés vite Steph s'échappe, suivi d'Yvan, JP rejoindra Steph au train en haut de la Gineste. Moi... je gère. Je sais que j'ai un petit surpoids, et surtout je sais qu'il y a encore bcp de difficultés, et que ce serait couillon de se cramer d'entrée. Néanmoins, emporté par la masse, je me retrouve vite à 17-19 km/h sur des pentes que je gravis habituellemet à 14-15.
Sommet de la Gineste, descente à tombeau ouvert. Et déjà, je commence à m'abriter dans les roues, ce que je m'efforcerai de faire aussi souvent que posssible aujourd'hui. Nous arrivons trés vite à Cassis, ma moyenne est déjà de 30 km/h (à l'entrainement, c'est plutot 25-26!). Là, je récupère JC, qui monte avec moi vers Belle Fille. Au rd point, Christian est là pour nous faire à tous un petit coucou.
Descente ensuite vers La Ciotat. ça roule encore trés vite...avec 4 cyclos nous nous relayons (enfin.. surtout eux, hi hi hi) si bien qu'à l'approche de Ceyreste, je rejoins Christophe et son père. Nous blaguons un peu, prenons qq photos, puis attaquons la sale difficulté du jour. Dans une portion à forts %, de coince ma chaine ce qui m'oblige à m'arrêter une trentaine de secondes. Apres un gros effort je parviens à récupérer mes 2 compères au ravito (j'ai deja vidé 2 bidons à cet instant, fait chauuuud!). Nous terminons l'ascencion ensemble à un bon petit rythme.
Nous sommes sur le plateau de La Bégude. C'est l'un des rares endroits où il est trés important d'être groupés. Devant nous il y a un bon petit groupe, mais difficile de le reprendre seuls dans le vent. Nous coupons donc l'effort histoire de faire un peu bosser les autres. Finalement, un gars accélère fort, je prends la roue... mais Christophe reste avec son père. Je les retrouverai à l'arrivée. Avec le petit groupe de costauds qui s'est formé, nous avalons des cyclistes éparpillés, reprenons Nathalie Simon et son dossard n°1 avant de plonger vers Cuges.
Dans la descente, un bon groupe se forme. Si bien qu'au pied du col de l'Ange nous sommes une bonne trentaine, dont la Maraine des Bosses. Je coince un peu sur cette côte avalée un peu trop vite pour moi, mais je gère l'effort et reviens dans la descente vers Gémenos (où je croise Yvan.. Il y a là quelques coureurs qui commencent à m'être familliers. Le maillot jaune paille du 1060, un "bon gros gabarit de rouleur", bien utile, le 622 de Berre l'étang, avec qui j'ai roulé dans La Bégude, et le maillot multicolore du 1164... un petit gabarit au verbe facile... mais qui a l'air d'être un petit malin ;-)
Ravitaillement éclair "à la Alonzo" (2 nouveaux bidons) et à nouveau le col de l'ange. Je pars seul, vite rejoint par la plupart des membres du groupe dont je parlais plus haut. Derrière moi roule Nathalie... qui me fait remarquer que j'ai un bidon qui fuit. Zut, un incident mécanique, fuite d eliquide de refroidissement :-) La pente s'élève un peu. Je fais l'élastique derrière une dizaine de gars, en compagnie du p'tit 1164 et d'un coureur au fort accent Italien qui me demande si l'arrivée est encore loin... A coup de petites relaces, je parviens à rester au contact de ce petit groupe d'une dizaine de gars, conduit par le puissant rouleur dont je parlais plus haut (1060) et à basculer pas loin d'eux.
Aprés qq centaines de mètres dans la descente vers La Bédoule, la jonction est faite. Je me place même en tête du groupe au moment de bifurquer vers la petite descente trés technique vers Les Rouvières. Faut dire que je la connais par coeur, je me la suis faite 2-3 fois par semaine pdt les 2 mois d'été!!!! Du coup, au moment de remonter sur La Bédoule, j'ai une bonne centaine de mètres d'avance sur le groupe, ce qui me permet de monter tranquillement et d'arriver au sommet avec eux. Je préfère en effet gérer, car je commence à avoir la cuisse droite qui se contracte méchamment dés que je me mets en daseuse. Et... étant donné le final "inédit", je voudrais pas être privé de mes possibilités d'attaquer ;-)
Descente vers Cassis, à tombeau ouvert encore... sauf que mes collègues savent maintenant qu'en descente je m'échappe facilement, donc ça bastonne derrière pour garder ma roue. Je laisse qqn faire le boulot à partir de la gare, histoire de récupérer avant la Gineste. Dés les premièrs mètre, je sens que mes cuisses gonflent. Alors je gère la montée et laisse partir la plupart de mes "compagnons de Cuges". De toute façon, je dois absolument m'arrêter au ravito, ej suis encore à sec (satané bidon percé!). Je laisse filer une trentaine de secondes, prends qq provisions.. et m'aperçois que mon "pote" le 1164 est tjrs là, avec moi! Nous reprenons donc la route ensemble. IL a l'air aussi crevé que mo... reste dans ma roue le plus souvent sauf que... dés que qqn nous dépasse, il trouve les ressources pour sauter dans sa roue :-) malin, j'vous dis!
Tant bien que mal, nous arrivons au sommet de la Gineste. La descente... à fond, encore! En bas, nous sommes une petite dizaine apres le rd pt de Luminy. Moi.. je connais bien le final... j'y étais encore la semaine dernière pour aller chercher une copine qui bosse au CIML. Et je SAIS que c'est trés trés vicieux comme parcours. Alors... je fais le gros fatigué. Je souffle, je crache, je tousse... et je laisse les autres travailler. A ce petit jeu là... mon p'tit 1164 est pas mal non plus. Dans le genre "c'est dur, hein?" ou "pfff, j'en peux plus moi on plus"... "c'est encore loin?"... "c'est comment l'arrivée, ça monte?". Malin, malin...
Le dernier kilomètre... nous entrons dans le campus de Luminy. Un bout de plat, puis un p'tit coup de cul bien raide. Evidemment, mon p'tit 1164 attaque.. c'était tellemnt pévisible :-) Mais je m'accroche, au train, je le reprends et dans le 2è coup de cul, j'attaque à mon tour. Sans me retourner, je lache tout ce qu'il me reste, j'ai les jambes qui vont exposer. A 50m de la ligne, je me retourne... le troup est fait, et bien fait, ils sont loin derrière. Je lève les yeux vers le chrono qui indique 3h20 et des poussières, c'est à dire le même temps que l'an dernier alors qu'il y a 1,5 km de plus dans le parcours et que j'ai qq kilos en trop. Finalement.. je suis content de moi :-)