Ce matin, les beaux maillots du VCM ont été mis en valeur. Certains du côté de la côte d'Azur et la forêt des Maures, et d'autres du côté du Verdon.
Au départ des boucles du Verdon, Christophe a courageusement le grand parcours. Avec Yvan, Stéphane et Fabrice, nous partons 20 min plus tard, sur le petit parcours. ll fait bon, il ne pleut pas, et il n'y a pas de vent, ce qui a son importance dans cette course où on a souvent l'occasion de rouler sur des plateaux trés exposés.
De mon côté, mon ambition est simplissime : battre Fabrice :-) Le travail de sape a commencé depuis la veille... mauvaise foi... intox... et s'est poursuivi la nuit il n'a pas fermé l'œil, SOI DISANT à cause de mes ronflements ;-) Bref... avant même le départ, il ne le sait pas, mais il a déjà perdu :-D
C'est le départ et ça part très très vite. Yvan et Stéphane sont dans le peloton de tête, Fabrice et moi dans un second peloton à une centaine de mètres. Je fais l'effort de revenir, mais déjà (moins de 10 Km) mon grand rival, sur son Goka, coince. après 15 km de faux plat montant avalé à prés de 35 Km/h, les premières difficultés arrivent. Yvan et déjà devant, Stéphane a un bon coup de pédale à mes côtés, et je le laisse partir pour attendre Fabrice... qui ne me rejoindra que 20 Km plus tard, au niveau de Riez. (d'ailleurs, malgré l'injonction "Riez!" il ne riait pas du tout, il grimaçait la faute à de grosses crampes). Entre temps, j'ai laissé passer une bonne centaine de cyclistes :-( Mais bon, pédaler avec son vieux pote, ça n'a pas de prix :-)
Ensemble, nous récupérons un de mes collègues de travail dans une petite côte, et formons un bon petit groupe en direction de Montagnac et du premier ravito. Dans ce groupe d'une trentaine de coureurs qui ne cesse de grossir, je "fais le Stephen", c'est à dire la locomotive à grande vitesse. 35, 40, 45, 50 Km/h dans certains faux plats descendants, puis quelques frayeurs dans la descente vers Esparron, a faute à plusieurs virages en épingle non signalés, avec de nombreux graviers. Fabrice et mon collègue de travail sont dans les roues, au chaud.
Arrivée à Esparron, et début des grosses difficultés. Dommage qu'on ne puisse pas s'attarder, car le panorama est superbe.
La première côte, entre Esparron et Allemagne, est assez. D'emblée, Fab cède du terrain, alors que j'ai de bonnes jambes. Je reste avec les meilleurs éléments du groupe précédent, dont mon collègue de boulot. Ensemble, nous redescendons jusqu'à Allemagne, où j'essaie de prendre un peu d'avance dans les descentes.
C'est ensuite la plus grosse difficulté du jour. Une côte en 2 parties sur une route qui rend trés mal. Quelques passages rudes à 8-9% qui commencent à bien entamer mes cuisses. Sur le plateau un groupe d'une quinzaine de coureurs se forme en direction de Valensole, groupe qui explose juste avant le village dans une petite côte avalée "à l'énergie". Je passe en tête avec 2 autres coureurs du club de la Ste Victoire
A la sortie du village nous nous relayons sur le loooooong faux plat vers l'arrivée. Nous reprenons plein de coureurs isolés... dont Yvan :-) Le pauvre, il vient de se cogner 1h seul au monde!!! A l'approche de Gréoux, ça relaie très bien, tout le monde participe (mais moi... un peu moins vigoureusement qu'au début... à cause du sprint, hé hé hé!!!). Dernier rond-point, dernière côte, debout sur les pédales je m'arrache pour distance mes camarades et franchir la ligne en tête... enfin... disons que j'emporte ce sprint pour la 189ème place :-)
Stéphane est déjà arrivé depuis un bon moment. Une superbe course! Yvan est juste derrière moi, complètement rincé. QUant à Fabrice... il arrive un bon moment plus tard, encadré de motards et des acclamations de la foule... juste derrière le vainqueur du parcours de 160 Km :-)
A l'arrivée mon compteur indique 92 Km, 3h07 de course à plus de 29 de moyenne, pour un dénivelé de 1200m. Et dire que j'ai encore qq Kg de trop... :-)